Friday, December 6, 2013

Requête des Populations de Dakar-Plateau contre la Municipalité écocide de Dakar. Ave Madiba!

Les Populations de Dakar-Plateau vont en justice contre la Municipalité écocide de Dakar.


REQUETE A MONSIEUR LE PREMIER PRESIDENT DE LA COUR SUPREME


Les habitants et riverains de la rue Elhadj Mass Diokhané, Dakar-Plateau dont les noms suivent :
Agence immobilière Camara, 16 rue Mass Diokhané, Dakar-Plateau
Marie NDiaye, demeurant à Dakar, 7, rue Mass Diokhané, Dakar-Plateau
Alioune Badara Fall, avocat à la Cour, 17 rue Mass Diokhané, Dakar-Plateau ;
Ets Tamsir MBoup, sis à Dakar-Plateau,1, rue Mass Diokhané,
Ismael Ka, notaire, rue Felix Faure, Dakar-Plateau
NDéye  NDoye  Thiandoum, ménagère, 14 rue Mass Diokhané, Dakar-Plateau
Ouréye  MBengue, 14, rue Mass Diokhané, Dakar-Plateau
Moumini  Hachimi, cordonnier, demeurant à Daka,13 rue Mass Diokhané
Ass Niang, bijoutier, 11 rue Mass Diokhané, Dakar-Plateau
Badara  Diokhané, 8 rue Mass Diokhané, Dakar-Plateau
Mamoun  Diokhané, 8, rue Mass Diokhané, Dakar-Plateau
Mamadou  Diokhané, 8, rue Mass Diokhané, Dakar-Plateau
Cheikh Fal, banquier, 19 rue Mass Diokhané, Dakar-Plateau
George Layousse, pharmacien, rue Carnot, Dakar-Plateau
Sabah Saleh, couturiére, rue Carnot, Dakar-Plateau
Henri NDiaye, propriétaire Hotel Saint Louis, rue Félix Faure, Dakar-Plateau
Karim Houdrouge, entrepreneur, avenue André Peytavin, Dakar-Plateau
Henri Labéry, agent de voyages, avenue Peytavin, Dakar-Plateau
Bira Guéye, journaliste, 11 avenue Jean Jaurés, Dakar-Plateau
Papa Alassane NDir, expert, rue Amadou Assane NDoye, Dakar-Plateau
Cheikh Tidiane Sall, 64 rue Amadou Assane NDoye, Dakar-Plateau
Bocar Sy, consultant, Building Air France, avenue Peytavin, Dakar-Plateau
Addad Assane NDoye, , 80 avenue George Pompidou, Dakar-Plateau
Issa Samb, alias Joe Ouakam, artiste 13 rue Jules Ferry, Dakar-Plateau
Gabriel Fal, banquier, 32, rue Dr Théze, Dakar-Plateau
Lamine Diagne Cavin, rue Joseph Gomis, Dakar-Plateau
Joseph George NDiaye, Immeuble Sorano, avenue de la République, Dakar-Plateau
Ibou Séne, 63 avenue Lamine Guéye, Dakar-Plateau
Papa NDoye, rue Félix Faure, Dakar-Plateau
Mentor Diagne, 44 rue Vincens, Dakar-Plateau
Angelique Sow, 72 rue Assane NDoye, Dakar-Plateau
Moussa Diop Sambalaye, 8, rue Dardanelles, Dakar-Plateau
Louis Camara, 16 rue Jules Ferry, Dakar-Plateau
Boubacar Diallo, 60, rue Felix Faure, Dakar-Plateau


Faisant tous élection de domicile en l’étude de Me Bara Diokhané, Avocat à la Cour, 8, rue Mass Diokhané, Dakar-Plateau

ONT L’HONNEUR DE VOUS EXPOSER

Qu’ils sont, depuis des décennies, résidents et riverains de la rue Elhadj Mass Diokhané (ex rue Denain) sise à Dakar-Plateau, une petite rue d’à peine 200 mètres de long, déjà amputée d’une bonne partie par les services du Ministère de l’ Intérieur qui en refusent le passage aux piétons non autorisés ;
Que courant Mai 2003, ils furent informés par une banderole suspendue sur la devanture d’un terrain nu sis au no 3 de la rue Mass Diokhané, que la Ville de Dakar devait en faire un « site de recasement provisoire des marchands tabliers », lesquels venaient d’être déguerpis des environs du marché Sandaga;
Qu’une visite sur les lieux prévus pour installer ce marché spontané révèle que pour une installation prévue pour plus de deux cents marchands tabliers, seules deux toilettes mobiles sont installées sur le site non aménagé (voir photo)
Que le 8 Juillet 2013 les requérants ont formellement exprimé leur opposition à un tel projet conduit en violation d’un droit fondamental proclamé et garanti par la Constitution Sénégalaise, à savoir le droit à un environnement sain (article 8), par le dépôt à l’Hôtel de Ville de Dakar d’une pétition regroupant les signatures de centaines de citoyens de la commune de Dakar-Plateau ;
Que durant le mois d’Aout 2013, le quotidien Enquête publiait un reportage fouillé sur le problème intitulé : Les riverains de la rue Mass Diokhané disent : « Non » http://www.enqueteplus.com/content/dakar-plateau-recasement-provisoire-des-ambulants-les-riverains-de-la-rue-mass-diokhan%C3%A9
Que le 26 septembre 2013, Mr Bara Diokhané publiait dans le blog Renaissance Dakar-Plateau une « Lettre d’un Dakarois au Maire de Dakar » dans laquelle étaient présentés les arguments des habitants de la commune de Dakar-Plateau http://rendakpla.blogspot.com/2013/09/lettre-dun-dakarois-au-maire-de-dakar.html
Que malgré toutes ces interpellations et approches citoyennes, la Ville de Dakar s’est étrangement abstenue de toute communication sur  cette imminente menace à la santé, à la sécurité et au cadre de vie de paisibles citoyens ;
Qu’il est remarquable qu’après avoir annoncé la mesure qualifiée d’urgente et provisoire depuis le mois de mai 2013, ce n’est que le… 27 Novembre 2013, que les premiers signes d’installation ont été observés, comme en fait foi le procès-verbal de Me Gnagna Seck, huissier de justice ;  
Que le comportement de la Ville de Dakar constitue une atteinte à un droit fondamental garanti par la Constitution du Sénégal, notamment en son article 8 traitant des libertés publiques, et garantissant à tous citoyens le droit fondamental à un environnement sain ;
Que la Ville de Dakar viole les dispositions légales prévues par le Code de l’Environnement relatives aux installations classées, notamment en ses articles L9 ; L13 et L16.
Aux termes de l’article L9 du Code de l’Environnement, sont considérées comme installations classées  « les installations industrielles artisanales ou commerciales exploitées ou détenues par toute personne physique ou morales, publique ou privée, et toutes autres activités qui présentent soit des dangers pour la santé, la sécurité, la salubrité publique, soit des inconvénients pour la commodité du voisinage. » 

De même l’article L13 dispose : » Les installations classées dans la première classe doivent faire l’objet avant leur construction ou leur installation ou leur mise en service d’une autorisation d’exploitation délivrée par arrêté du ministre chargé de l’environnement. »
« Cette autorisation est obligatoirement subordonnée à leur éloignement sur un rayon de 500 mètres au moins des habitations. »

Enfin l’article L 16 précise : « La demande d’autorisation d’une installation de première classe doit faire l’objet d’une enquête publique prescrite par décision du représentant de l’Etat. »
Qu’il y a urgence qui justifie le recours aux dispositions des articles 77, 78 et 79 et 80 de la loi organique sur la Cour Suprême afin que soit ordonné : 
-       Le sursis à exécution. 
La désignation d’un expert aux fins d’ étude de l’impact environnemental du projet de recasement provisoire des marchand déguerpis de Sandaga dans le secteur résidentiel de la rue Elhaj Mass Diokhané à Dakar-Plateau.

Sous toutes réserves,
Pour requête présentée à Dakar, le 4 Décembre 2013

Me Bara Diokhané
Avocat à la Cour

Thursday, November 28, 2013

Le Retour des Déguerpis

LE RETOUR DES DEGUERPIS

Après quelques semaines de répit, la Ville de Dakar revient compromettre le bien-être des habitants de la commune de Dakar-Plateau, avec son projet débile,  de recaser "provisoirement" les marchands déguerpis des grandes artères sur la minuscule rue résidentielle dite Mass Diokhané, ceci en violation des règles élémentaires de bonne gouvernance, qui exigent: l'information, la concertation, et la transparence. Et en violation des dispositions légales qui régissent la question de l'installation d'établissements classés, donc des marchés, à côté d'habitations.
La Ville de Dakar semble ignorer qu'au Sénégal; il y a pour tous les citoyens un droit à un environnement sain consacré et garanti par la Constitution.

En effet, ce jour, des dizaines de marchands déguerpis des artères principales du centre ville  se sont présentés sur le site litigieux, sous la protection de forces de l'ordre , pour une opération d'identification  des heureux bénéficiaires, qui rappelons le, n'acquitteront aucun loyer sur ce terrain nu, non aménagé, qui vaut au bas mot 1 milliard de francs cfa.

Les images qui suivent sont édifiantes, et écoeurantes.

Que nous reste t-il à faire, sinon examiner la situation avec calme, et étudier les voies et moyens de défendre légalement et pacifiquement, le cadre de vie des habitants de la commune de Dakar?

La Ville de Dakar, qui fait la sourde oreille à la pétition de centaines de citoyens, et aux différentes interpellations des média, semble ignorer que son attitude s'analyse en droit à une voie de fait.

Selon Wikipedia, 'la voie de fait est une illégalité manifeste de l'administration commise dans l'accomplissement d'une opération matérielle d'exécution. L'administration porte alors atteinte, de façon grave, au droit de propriété ou à une liberté fondamentale, soit en prenant une décision insusceptible de se rattacher à ses attributions, soit en procédant à l'exécution forcée injustifiée d'une décision, même légale."

Nous sommes en consultation avec des avocats riverains, et non des moindres, qui se sont portés volontaires pour défendre la primauté du Droit, et  attraire la Ville de Dakar et son représentant Khalifa Sall devant le juge administratif ou pénal pour voie de fait, pour le moins.

 Affaire à suivre...To be continued..



Thursday, November 7, 2013

Le Futur de Sandaga selon Mambéti.


Djibril Mambéti Diop (1945-1998)




SANDAGA, GRAND CENTRE CULTUREL AFRICAIN


ARGUMENTAIRE

L'ouverture du Sénégal sur le monde constitue une donnée naturelle, découlant tant de son histoire que de la position géographique de Dakar, ville océane et de confluences. Ce qui dicte à celle-ci une vocation prestigieuse: ville carrefour, de brassages culturels et civilisationnels multiples et pluriséculaires. Une vocation à mieux assumer, en confortant la capitale sénégalaise dans son statut de ville-phare qui balise la voie vers la Civilisation de l'Universel, incarnation vivante du rêve du poète.

Une ambition de cette envergure, pour être réalisée, mérite d'être partagée par des hommes et des femmes de foi et de conviction, à la proue du combat et du mouvement des peuples résolument engagés dans la gigantesque entreprise de réhabilitation, de préservation et de valorisation de notre immense patrimoine culturel et artistique.

La Fondation, en gestation, des Amis de la Maison de l'Afrique, inscrit sa démarche dans cette vision généreuse et porteur d'avenir.


LA MAISON DE L'AFRIQUE: GENÈSE ET JUSTIFICATION

Au cours d'une audience tenue récemment, son Excellence Abdou Diouf, ¨Président de la République a accueilli, avec un enthousiasme marqué, cette haute idée qui lui a été soumise par le cinéaste Djibril Mambéti Diop.

L'implantation d'une Maison de l'AfrIque, au cœur de la capitale, participe de l'ordre des urgences les plus pressantes. La fondation d'utilité publique est, à nos yeux, l'instrument le plus approprié pour ce faire. Celle ci comprend des intellectuels mus par la volonté de contribuer à porter aux cîmes le rayonnement et l'image du Sénégal.

Assurément, les infrastructures de l'actuel marché Sandaga offrent le cadre idéal pour abriter cette Maison de l'Afrique qui sera un centre culturel africain d'un type nouveau, ayant vocation à être un centre d'échanges et un espace d'épanouissement de la créativité féconde de notre jeunesse.

L'Afrique y dialoguera avec elle-même, avec sa diaspora et avec le reste du monde.

Après adaptation, Sandaga, entouré de rues piétonnes et arborant fièrement les lignes si symboliques et si caractéristiques de l'architecture soudano-sahélienne, deviendra un des hauts lieux de rendez vous du donner et du recevoir; pour faire germer, éclore et fleurir des œuvres majeures de beauté.

Ainsi, Sandaga, qui prendra rang- l'UNESCO y consentira à coup sùr- dans le précieux patrimoine de l'humanité, cessera d'être une source de nuisance pour son environnement, la fonction de marché jusqu'ici y logée devant et pouvant être transférée dans les locaux de Petersen.

Naturellement, l'Etat et la Commune de Dakar seront les partenaires privilégiés de la Fondation dans la mise en oeuvre d'un projet de cette envergure.

En parfait accord avec eux, la Fondation définira tous les contours du projet, articulés à l'objet culturel précité.

Dans ce cadre, toutes les dimensions et contraintes institutionnelles, techniques, financières, sociales, politiques et autres seront cernées correctement, sous la conduite et la supervision du maître d'oeuvre que demeure la Fondation, tout au long du processus.

En tout état de cause, les bonnes dispositions et la disponibilité déjà manifestées tant par le Chef de l'Etat, le Maire de Dakar Mamadou Diop, que par de nombreuses personnes de bonne volonté, constituent des gages de succès certains.

Pour Les Amis de la Maison de l'Afrique,
Le Chargé de Mission
Djibril Mambéti Diop


http://www.senegaltribune.com/articles/3188/1/Mots-croises-avec-Ben-Diogaye-Beye-cineaste-realisateur--Dakar-est-a-nous-cest-une-valeur-commune/Page1.html

Wednesday, October 30, 2013

SAGA SANDAGA



SAGA SANDAGA


Dans une récente déclaration sur le site de l'incendie du marché Sandaga, Mr Pape Diop ancien maire de Dakar, nous apprend qu'il avait lui-même, en 2008, fait le constat, accompagné d'une équipe de la télévision nationale, du danger imminent; Mr Diop dit avoir envoyé son rapport au président Abdoulaye Wade, avant d'être appelé à des fonctions plus prestigieuses: président de l'assemblée nationale, puis président du sénat ( deuxième personnage de l'Etat dans l'ordre protocolaire, après le père et le fils qui ne faisaient qu'un.. )
Manifestement ce rapport, comme tant d'autre rapports sous l’ère Wade, ne fut pas suivi des mesures idoines. Au contraire, une insupportable anarchie s'ajouta au cocktail de pollution, d'insalubrité et de délinquance.
Depuis un certain conseil des ministres du gouvernement du Sénégal tenu en octobre 2013, les choses s'emballent.
Que le conseil des ministres inscrive la question du marché Sandaga au premier point de son ordre du jour est étonnant, mais assurément un bon signe pour Renaissance Dakar-Plateau, dont la lettre ouverte adressée au maire de Dakar quelques jours auparavant le suppliait de nous préserver " du Joola bis que constitue le marché Sandaga."
Depuis lors, le préfet de Dakar a pris un arrêté portant fermeture du marché Sandaga.
En fait cela fait au moins vingt ans que la dangerosité de ce bâtiment historique a été constatée, et des solutions pertinentes proposées. Le seul bien, mais combien appréciable, qui a été fait à ce bâtiment depuis le temps est de l'avoir classé patrimoine historique.
Une semaine plus après la fermeture du marché par mesure administrative urgente, un incendie est déclaré. Mr Diop, ancien maire, revenu dans l'opposition, soupçonne une main criminelle derrière l'incendie. " Ce n'est pas gratuit", dit-il.
Une décision préfectorale de "recasement provisoire" des marchands sur un terrain situé en face du palais de justice est annoncée.à travers les media. De quoi faire sortir le juge Kanji, premier président de la cour d'appel, de sa réserve légendaire. "Inadmissible! Manque de respect vis a vis du pouvoir judiciaire!".
Devant la menace du corps judiciaire en entier d'observer un arrêt de travail, il est aussitôt procédé au démantèlement du "marché provisoire.
Intervient le ministre de la justice,  avocat de profession, pour annoncer le redéploiement des marchands sur le site des champs de course/4C, en fait deux sites proches mais distincts. Lequel vraiment de ces deux sites? En tous cas, aux dernières nouvelles, ni les populations de la Médina, ni les marchand déguerpis ne veulent de ce site des champs de course.
.
La Saga Sandaga continue...


Bara Diokhané
www.facebook.com/rendakpla




Saturday, October 26, 2013

COMBIEN COUTE DAKAR?

 par Sylvette Maurin

Combien "coûte" la ville de Dakar ! Bon sang de bon sang, si je pouvais, je l'achèterais en entier, du nord au sud, de l'est à l'ouest... Je rénoverais tout, je conserverais tout, je nettoierais tout, je laisserais les arbres et les baobabs, je planterais des flamboyants partout, je construirais des jardins d'enfants, des espaces verts, des bassins, des jets d'eaux, pas trop, je mettrais de l'éclairage photovoltaïque partout, je nettoierais toutes les rues, tous les trottoirs, je construirais des supers marchés chouettes et sympathiques partout où cela serait possible, sans que cela ne dérange les riverains, je construirais des maternités, des centres de planning familial, des orphelinats, tout, tout, tout, des jardins d'enfants, des crèches, des écoles, des collèges, des lycées, je garderais toutes les anciennes constructions, et là où cela ne serait vraiment plus possible, je ferais construire des immeubles, pas trop hauts, avec de super beaux matériaux, et qui soient adaptés au climat de la presqu'île... Oh N'Dakarou, N'Dakarou, si je pouvais, je t'achèterais en entier et je ferais de toi la reine des villes de cette planète, la plus belle, la mieux lotie, la mieux dotée, je te ferais des robes de mariées de toutes les couleurs, je te projetterais sur tous les écrans du monde, pour montrer comme tu es belle, avec tes corniches, à l'est, à l'ouest, et tes plages et criques magnifiques, et tes recoins secrets, cachés, dissimulés, camouflés, ton océan qui lèche tes rivages, tes vagues blanches, tes falaises de basalte, tes rites, tes secrets, tes légendes, tes modernités ! N'Dakarou, N'Dakarou, comment peut-on te laisser ainsi basculer, d'année en année. Je t'aime, ma ville, ma belle cité atlante, je t'aime tant ! Que les Mamiwatas te protègent ! Amine.
INCENDIE A SANDAGA!






Pape Diop, ancien maire de Dakar, ancien président de l'assemblée nationale, ancien président du sénat, et figure de l'opposition, pense qu'il y a une main criminelle derrière l'incendie de Sandaga...

Tuesday, October 22, 2013

Sandaga: What's next? Bara Diokhané







Djibril Mambety Diop (photo Badara Diokhané)


Le mythique marché Sandaga fermé! On ose à peine y croire, tellement cette mesure urgente de sécurité et de salubrité publique, annoncée depuis une vingtaine d'années tardait à se matérialiser, malgré la détérioration évidente du bâtiment et la grave menace sanitaire.

Pour l'enfant du Plateau que je fus et demeure, Sandaga, c'est une partie de mon vécu, car durant mon adolescence, j'y allais acheter des fruits et légumes, ou de la cola, pour ma mére. J'en profitais pour monter jusqu'à la terrasse où des ballets africains qui faisaient le tour du monde conduisaient leurs répétitions. J'avais aussi un voisin guinéen dont le père, un homme austère et sévère, vendait des fruits à Sandaga., Il nous arrivait d'aller visiter son stand, espérant quelques fruits qu'il ne nous offrait jamais. Nous avions un nom de code pour lui:.

Je sais donc que le marché Sandaga a contribué au développement de mon sens du rythme, des couleurs et des rencontres.

Quel grand bonheur, quel grand honneur,quelle émotion, ce jour inoubliable où je me trouvais assis au premier rang d' un spectacle au Lincoln Center de New York, présentant les ballets africains, avec, cerise sur le gâteau, le Tambour Major, Doudou NDiaye Rose, qui en finale, dirigea un grand ensemble de percussionnistes sénégalais, nigérians, maliens, guinéens, burundais...L''unité culturelle de l'Afrique en démonstration rythmique et harmonique devant une salle comble électrifiée.

En intro du concert, Doudou avait improvisé un hommage à Amadou Diallo, le jeune Guinéen du Bronx qui venait juste de recevoir 41 coups de feu de la part de policiers  new-yorkais. (Bruce Springsteen, the Boss, réalisa plus tard son titre "41 Shots")

Les années ont passé, et de nos jours Sandaga est le véritable problème d'aménagement urbain du centre-ville de Dakar, un capharnaüm répugnant et dangereux. Un véritable cauchemar.

Selon l' influent site de destinations touristiques Lonely Planet; "le marché Sandaga est l'endroit de Dakar où vous pouvez tout acheter, tant qu'on ne vole pas votre portefeuille".

Quelle triste et préjudiciable réputation pour le Coeur de Dakar!

Le cancer a failli atteindre le stade de la métastase avec la malheureuse installation, par la Ville de Dakar, de trois sites hideux de" recasement" provisoire sur la plus mythique des artères de la capitale sénégalaise!

Fort heureusement l'Etat a pris le taureau par les cornes en inscrivant le problème de Sandaga au premier point de l'ordre du jour d'un conseil des ministres, prévenant ainsi l’avènement d'une terrible catastrophe.




 C'est au sortir d'une audience qu'avait accordée le président Abdou Diouf en 1995 à un groupe d'artistes et d'intellectuels, que la proposition de déplacer le marché Sandaga vers une autre zone fut retenue.

 Faisait partie de la délégation feu Djibril Mambéty Diop, le visionnaire cinéaste  dont l'oeuvre fut entièrement réalisée à Dakar. Djibril avait bien su vendre au président son rêve de voir le bâtiment classé abritant le marché Sandaga être restauré pour abriter un lieu culturel dit "La Maison de l'Afrique", qui serait le centre d'une zone piétonne, avec des commerces offrant le meilleur Made in Sénégal.
.
Complétant le rêve, notre ami Lorenzo Pace le sculpteur new-yorkais offrit de réaliser gratuitement au carrefour de Sandaga la dyptique de son monument "Triumph of the Human Spirit" érigé devant la Cour Suprême de New York, à la porte de Wall Street.

Avec la décision courageuse et salutaire de fermeture et d'évacuation en urgence du marché Sandaga, le rêve de Djibril et Lorenzo s'approcherait t-il  du réel? Osons rêver avec eux, et le résultat sera un Dakar enfin décidé à entrer dans le 3e millénaire.


Bara Diokhané

Tuesday, October 8, 2013

Interview de Bara Diokhané avec Cheikh Ba, Rewmi Quotidien

INTERVIEW

1       
  Depuis  quelques mois,  une pétition a été déposée  à la Mairie de Dakar,  pour réclamer la suspension de l’installation spontanée d’un marché sur  la rue Mass Diokhané. Où en êtes-vous, vous, les riverains?
La pétition a été déposée depuis le 8 juillet 2013. Nous n’avons pas reçu de réponse formelle, mais on voit parfois des employés d’une compagnie UDE s’affairer sur le site. Il y a une semaine de nombreux « attributaires » de places sans doute impatients, étaient sur le site en conciliabule avec des employés de la mairie. Nous restons vigilants.

2         La municipalité voit dans le projet, une façon de recaser des déguerpis, en attendant de leur trouver un site fixe. Qu’est qui vous gêne exactement dans cette initiative qui n’est pas censée durer ?
La violation, sous mon nez, de la Constitution, du Code de l’environnement, du  Code de l’Assainissement et du Code des Collectivités Locales par une administration locale. Je suis tout de même un juriste qui avait initié, à partir des années  1987, avec l’Association des Jeunes avocats Sénégalais, le « Tour Juridique du Sénégal », à mon avis, le plus important programme de défense et promotion des droits humains dans l’histoire du Sénégal  et de la sous-région. A New York, j’ai eu un Fellowship en Social Justice Leadership, et  j’ai travaillé pendant deux ans pour le Center for Law and Social Justice à la City University of New York.. Je déteste l’injustice, et je la combats avec le Droit.

3 Il est de plus en plus question de désengorger, sinon de déplacer le marché Sandaga qui causerait plus de torts à la ville de Dakar. Souscrivez-vous  à l’idée, et qu’en attendraient les résidents de du Plateau.  ?
Le marché Sandaga constitue un Joola bis plus que potentiel. Quand j’étais enfant  ma mère m’envoyait parfois faire ses courses au marché Sandaga. J’en profitais  pour monter jusqu’à la terrasse et suivre les répétitions des ballets africains qui faisaient le tour du monde. J’y ai développé mon sens du rythme.  De nos jours aucun parent conscient n’enverrait son enfant faire des courses à l’intérieur du marché Sandaga. Il y a plus de 20 ans, il était déjà question d’évacuer  le marché Sandaga. Le cinéaste Djibril Diop Mambéty avait d’ailleurs  soumis au président Abdou Diouf, l’idée géniale de faire de ce bâtiment historique ce qu’il appelait « La Maison de l’Afrique », au centre d’une zone piétonne. Je ne  pense pas  qu’il y ait eu idée plus pertinente depuis. Moi-même j’avais , en 2002, soumis au président Wade l’idée d’ériger un monument au carrefour de Sandaga. Mon ami, le sculpteur africain américain Lorenzo Pace, dont l’œuvre monumentale « Triumph of the Human Spirit » fait face à la Cour Suprême de New York à Manhattan, était partant pour réaliser la duplique africaine de ce monument à Sandaga, et ce, gratuitement.  Malheureusement, le président Wade avait préféré son « Monument  de la Renaissance. »

 4 Dans le même ordre d’idée, la mairie parle de rénover le cadre de vie et de redistribuer l’espace urbain. Cela ne constituera  pas une occasion pour vous, de revendiquer espaces verts  et autres mobiliers urbains qui n’existent plus au centre-ville ?
La mairie parle de beaucoup de concepts. Le problème c’est qu’on ne devrait même pas être amené à revendiquer cela, parce que c’est ce qui fait une ville durable , capitale de surplus. Si on en est arrivé là, c’est que la situation est devenue alarmante.  Dakar est devenue une ville polluée : pollution atmosphérique, sonore et lumineuse, sans oublier les ordures, les mendiants, lépreux, enfants exploités, les ventes sur la voie publique, etc .  Ce n’est pas  une mairie qui méprise une pétition de plus 500 citoyens qui va nous demander notre avis sur l’organisation de notre cadre de vie. Mais ce n’est pas une raison d’abdiquer.Souhaitons que la mairie change de paradigme en réalisant que les citoyens qu’elle appelle bureaucratiquement, et avec condescendance  ses administrés sont en réalité ses mandants à qui elle rendra compte tôt ou tard. 

Juin 2002. Entre les mains du Président Wade, le projet du monument au carrefour de Sandaga proposé par Lorenzo Pace.

Cheikh Ba pour Rewmi Quotidien

Thursday, September 26, 2013

Lettre d'un Dakarois au Maire de Dakar,. Bara Diokhané


Lettre d’un Dakarois au Maire de Dakar



Nous sommes le 25 septembre 2013, et j’aperçois à travers la poussière de ma fenêtre, un employé d’une société nommée  UDE s’affairer sur un terrain nu situé en plein centre-ville, sur la rue Mass Diokhané . C’est une propriété foncière d’une grande valeur économique, vu sa superficie. L’employé de cette chanceuse compagnie privée omniprésente dans les affaires de la cité est entrain de tracer sur le sol les lots attribués aux marchands tabliers déguerpis de la zone de Sandaga.

M’approchant du site, je compte plus de 200 places à attribuer ! Quel choc !
Pour rappel,  le 8 juillet 2013, a été déposée à l’Hôtel de Ville une pétition des habitants de la commune de Dakar-Plateau, demandant la suspension de l’installation spontanée de ce marché sur la rue Mass Diokhané, et le respect préalable des formes et procédures légales prévues en la matière.
Aucune réaction officielle ne nous est parvenue de l’Hôtel de Ville , jusqu’à présent.

Bon sang, 500 citoyens pétitionnaires de Dakar ne méritent-ils donc pas considération de leur maire élu ? 

Le même mutisme a suivi un article fouillé publié par le quotidien Enquête le mois dernier à propos de cette affaire, article qui a tout de même qualifié de « banditisme municipal »  l’attitude cavalière  de la Ville de Dakar consistant à mépriser les droits fondamentaux des habitants de la commune de Dakar-Plateau : droit à un environnement sain, droit à l’information, à la transparence, à la concertation, bref au respect citoyen, gages de la bonne gouvernance locale.

Alors, c’est la lettre adressée par le Maire de Dakar aux Dakarois à travers les media qui m’offre  l’occasion, en tant que Dakarois né à Dakar-Plateau avant l’indépendance, de prendre à témoin les Dakarois et l’Histoire, à propos du projet curieux et malvenu de polluer notre cher quartier, par le « recasement provisoire des marchands tabliers » sur des terrains nus qu’ auraient prêtés des citoyens installés dans l’anonymat.

 L’inesthétique et pollueuse installation « provisoire » qui dure déjà depuis 6 mois, de trois marchés sur des sites non aménagés et inadaptés, sur l’axe combien symbolique et précieux de l’avenue Peytavin/ Pompidou donne une idée claire du sort peu enviable que réserve l’administration municipale à notre beau quartier, par l’installation projetée d’un quatrième marché « provisoire » de plus de 200 marchands tabliers sur la minuscule rue Mass Diokhané.




D’autant que 6 mois après l’installation « provisoire » de ces sources de pollution dans notre quartier, Mr le Maire nous promet vaguement dans sa lettre aux Dakarois que « le marché sur le site de Félix Eboué sera fonctionnel dans quelques mois ».

( La notion de provisoire, telle que pratiquée historiquement  par l’administration sénégalaise est éminemment élastique. Par exemple, le prestigieux Musée Dynamique, l’unique musée d’art contemporain du Sénégal,  est provisoirement occupé par la Cour Suprême, devenue Cour de Cassation, redevenue Cour Suprême, depuis …1988 ! La rue Mass Diokhané elle-même a été « provisoirement » amputée d’un bloc entier par les services du ministère de l’Intérieur suite à la grève des policiers en…1988 !)


Pour la petite histoire, la rue Mass Diokhané (ex Denain) fut rebaptisée le 20 Octobre 1993, suite à une délibération unanime du Conseil Municipal de Dakar.



 Une paisible rue résidentielle d’à peine 300 mètres de long, elle constitue l’une des rares artères du centre- ville de Dakar ayant pour parrain un représentant du peuple résidant à Dakar-Plateau, les autres étant Lamine Guéye, Amadou Assane NDoye, Joseph Gomis,  Moussé Diop, Galandou Diouf , Léopold Senghor .

Naguère calme, propre et bien fréquenté, ce secteur de Dakar-Plateau, comme tout le quartier d’ailleurs , est devenu depuis une dizaine d’années, sale, méconnaissable et hostile à cause de nuisances et trafics de toutes sortes. Un véritable secteur de non-droit en plein centre-ville, malgré la proximité du ministère de l’Intérieur, et de représentations diplomatiques.

Certes, les habitants de Dakar-Plateau avaient applaudi lorsque, mettant à profit l’occasion constituée par la visite de Barack Obama, la Ville de Dakar procédait au désengorgement de Sandaga. 


Nous attendions patiemment que la mesure s’étendît à notre secteur, comme promis par ses agents. Mais nous nous sommes sentis bernés et offensés lorsque la Ville de Dakar a décidé unilatéralement de faire de notre de notre étroit secteur résidentiel, un  site de recasement provisoire de plus de 200 marchands tabliers déguerpis de Sandaga. A moins de cent mètres de là d’où ils ont été délogés…

Si c’est que Mr le Maire appelle pompeusement la « rénovation de notre cadre de vie », « la redistribution de l’espace urbain », « la reconquête de l’espace public », « la mission au service de Dakar », c’est à désespérer de nos élus locaux.

 Pour nous cela s’appelle simplement déplacer le problème, ou alors déshabiller Paul pour habiller Pierre, autrement dit, faire la politique du « suul Bukki, suuli Bukki ». Cela semble en porte à faux avec l’ambition proclamée  de « donner à Dakar la fierté d’une ville moderne.»
A dire vrai,  Dakar au 20é siècle était déja moderne et vivable,  et attirait plus de touristes et d’événements internationaux que le Dakar du 21e siècle.

Les jeunes du Plateau n’ont ni terrains de jeux, ni espaces verts, ni bibliothèques, ni cinéma, ni programmes de vacances, ni stade, ni salles informatiques. Les vieux, n’en parlons pas. Mais la Ville de Dakar n’en a cure. Cependant  elle a « dégotté » un immense terrain nu « prêté », dans la commune au mètre carré le plus cher au Sénégal, pour abriter ses déguerpis.

En droit, cette décision de la Ville de Dakar pose problème.
N’est- ce pas la Constitution sénégalaise qui en son article 8 proclame et garantit le droit des citoyens à un environnement sain ?
Dommage que jusqu’à présent, le citoyen sénégalais ne trouve pas dans l’ordonnancement judiciaire du pays, un mécanisme d’urgence à sa disposition, un recours du genre référé administratif, qui lui permette d’invoquer la violation d’un droit humain constitutionnel devant un tribunal. Espérons que la commission dirigée par l’honorable Amadou Moctar MBow se penchera sur la question. 

 L’actuelle Assemblée Générale des Nations Unies vient, quant à elle, de replacer la question du respect des  droits humains au cœur de l’agenda des OMD .


La pollution est définie par la loi sénégalaise comme une « modification directe ou indirecte de l’environnement provoqué par tout acte susceptible soit d’affecter défavorablement une utilisation du milieu profitable à l’homme, soit de provoquer ou risquer de provoquer une situation préjudiciable à la santé, à la sécurité, au bien-être de l’homme, à l’atmosphère, aux eaux, aux biens individuels et collectifs 
»
Cette décision de créer  ex nihilo une installation classée de centaines de marchands tabliers déguerpis de Sandaga dans la rue Mass Diokhané, déjà amputée d’une bonne partie par les services du ministère de l’intérieur depuis l’époque temps de Jean Colin  constitue sans doute un acte  de pollution, tel que défini par les lois sénégalaises sur l’assainissement et sur l’environnement.

Aux termes de l’article L9 du Code de l’Environnement , sont considérées comme installations classées:

  « les installations industrielles artisanales ou commerciales exploitées ou détenues par toute personne physique ou morales, publique ou privée, et toutes autres activités qui présentent soit des dangers pour la santé, la sécurité, la salubrité publique, soit des inconvénients pour la commodité du voisinage
De même l’article L13 dispose : » Les installations classées dans la première classe doivent faire l’objet avant leur construction ou leur installation ou leur mise en service d’une autorisation d’exploitation délivrée par arrêté du ministre chargé de l’environnement

« Cette autorisation est obligatoirement subordonnée à leur éloignement sur un rayon de 500 mètres au moins des habitations. »

Enfin l’article L 16 précise : « La demande d’autorisation d’une installation de première classe doit faire l’objet d’une enquête publique prescrite par décision du représentant de l’Etat

A l’évidence, le souci de la primauté du droit et du respect de la légalité n’a pas guidé le projet de recasement provisoire des marchands tabliers dans notre cher Dakar-Plateau, car aucune des dispositions légales précitées n’a été respectée.

D’ailleurs, pourquoi la Ville de Dakar micro manage-t-elle notre secteur qui est quand même doté d’un maire de commune, il est vrai, inconnu au bataillon?



Pourquoi une telle discrimination vis é vis de citoyens prohibée par le code des collectivités locales qui vous confie notre bien-être?

Faut-il aussi rappeler que le Sénégal est membre de l’Organisation Mondiale du Commerce, et de l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle. Le Sénégal a aussi bénéficié d’assistances techniques et financières de ces organisations internationales et de la Banque Mondiale. A ce titre le Sénégal s’est engagé à respecter et protéger les droits de propriété intellectuelle des ressortissants des pays membres. Or tout le monde sait que les articles que proposent les tabliers sont tous des produits bas de gamme contrefaits made in China.


En procédant publiquement  à l’installation en plein centre-ville d’un marché proposant des produits de contrefaçon et de piraterie, la Ville de Dakar expose la République du Sénégal à des poursuites et sanctions pour violation de ses obligations internationales découlant des traités relatifs à la propriété intellectuelle. Elle démontre aussi qu’elle ignore la culture des habitants de Dakar-Plateau, que les produits proposés par ces marchés n’intéressent vraiment pas.

 La Ville de Dakar a-t-elle pensé aux tailleurs, cordonniers et autres bijoutiers du coin qui vont fermer boutique à cause de la concurrence déloyale qui va s’installer à leurs portes ?

 A-t-elle pensé à la Diamond Bank qui vient de s’installer sur la rue Mass Diokhané ? Ou au ministère de l’intérieur, en cas d’émeutes ?

Que dire de la bombe sanitaire que constituent l'installation de deux toilettes mobiles que les 200 déguerpis vont se partager?

Si malgré tous ces red flags juridiques, techniques, économiques, socio-culturels et environnementaux, la Ville de Dakar persiste à vouloir empoisonner l’existence des habitants de la commune de Dakar-Plateau avec ce projet d’ installation illégale et polluante, discriminatoire et à forts relents politicien et affairiste, nous prendrons acte, et déciderons de la suite à donner à notre combat citoyen, avec pour seul leitmotiv le respect de la Primauté du Droit, et pour arme, l’amour de Dakar.

Et pour l’amour du Ciel, alors que nous commémorons la honteuse tragédie du naufrage du Joola, armez-vous de courage et lucidité, et préservez nous du Joola bisplus plus que potentiel que constitue le marché Sandaga.


Salutations et Respect Citoyens.
Bara Diokhané

Avocat
Président Honoraire de l'Association des Jeunes Avocats Sénégalais
Coordonaeu du Collectif Renaissance Dakar-Plateau
www.facebook.com/rendakpla

http://69.60.118.48:8084/content/lettre-de-monsieur-le-maire-de-dakar-aux-dakaroises-et-aux-dakarois
http://www.enqueteplus.com/content/dakar-plateau-recasement-provisoire-des-ambulants-les-riverains-de-la-rue-mass-diokhan%C3%A9






Wednesday, August 28, 2013

Les échos de notre combat citoyen. Bara Diokhané

Le sens de notre mobilisation citoyenne pour la sauvegarde du cachet historique et moderne de Dakar-Plateau, et contre le projet incongru de la Ville de Dakar d y'installer les marchands déguerpis de la zone  commerciale du marché Sandaga dans la zone essentiellement résidentielle de la rue Mass Diokhané, n'échappe pas aux média. Mieux, ceux ci étendent leurs investigations sur les plaies béantes infligées à notre beau quartier depuis plus de dix années, qui l'ont rendu méconnaissable et inhospitalier, voire dangereux.

Ainsi en moins d'une semaine deux articles du journal l'Enquête se sont intéressés à la pétition des riverains de la rue Mass Diokhané, qui a mobilisé plus de 500 personnes, et pas des moindres. Les signatures d'honorables personnalités de toutes catégories sociales et de tous ages et genres affluent, malgré le dépôt officiel de notre pétition  effectué par nos soins le 8 juillet, à l'Hotel de Ville, et restée à ce jour sans réponse de la mairie.

Pourtant des travaux d'aménagement et des mouvements de personnes n'habitant pas le quartier ont été observés sur le site litigieux après le dépôt, comme si la requête des habitants de la Commune de Dakar-Plateau avait été jetée à la poubelle, confirmant ainsi le mépris inexplicable dont font l'objet la Commune du Plateau et ses habitants de la part de leurs élus qui ne les croient pas dignes d'espaces verts et d'aires de jeux pour les jeunes, encore moins de concertation.

La boulimie foncière qui a hypothéqué le pays durant ces années n'y est certainement pas étrangère, raison pour laquelle les habitants assistent avec écœurement et résignation à la destruction et à l'abandon de bâtiments au cachet historique incontestable, tels l'ancien Palais de Justice, le building administratif, l'immeuble Briére de L'Isle, trois œuvres magistrales du grand architecte Le Corbusier, la gare ferroviaire, le marché Sandaga, le Service d'Hygiéne etc. Tout cela bien entendu sans jamais impliquer les riverains et habitants de la Commune, dont ils sont chargés du bien être:

Pourtant les habitants signataires de la pétition ont des arguments solides à faire valoir, tous basés sur la loi et les usages.

Au moment historique où l'’ère du temps est à  la bonne gouvernance, et que la rupture avec des pratiques surannées est clamée et exigée par le peuple souverain et par le nouveau Président de la République, il est curieux de voir une administration municipale agir avec tant de désinvolture vis à vis des citoyens et la loi.

Il serait temps que l'autorité municipale opérât un changement de paradigme, en acceptant que les citoyens qu'elle désigne comme ses "administrés" sont en réalité ses mandants.

Pour notre part, nous comptons nous défendre avec les moyens du bord qu'offrent, dans une démocratie en construction, la Constitution et la loi, car, contrairement à la fameuse pile, un droit s'use si l'on ne s'en sert pas.

Fort heureusement, d' éminents juristes, parmi lesquels deux anciens bâtonniers de l'Ordre des Avocat du Sénégal, et un député de la présente législature ont signé notre pétition, et sont prêts à porter l'affaire devant la Justice pour excès de pouvoir, si nécessaire. Mieux, l'un d'eux consulté, a estimé qu'en l’espèce, la Ville de Dakar est en voie de commettre l'infraction de voie de fait, consistant pour une autorité administrative à porter atteinte aux droits des citoyens en violation des lois et règlements.

Nous osons croire que le droit et la raison triompheront en notre faveur, car notre combat n'est que l'expression d'une démocratie vivante, où des citoyens exigent le respect républicain qui leur est dù, et font pacifiquement entendre leur voix pour le respect des lois et règlements, et pour l'harmonie sociale et urbaine.

Renaissance Dakar-Plateau

Thursday, August 8, 2013

Code Sénégalais des Collectivités Locales

EXTRAITS DU CODE SENEGALAIS DES COLLECTIVITES LOCALES

Article 77. " La commune est une collectivité locale personne morale de droit public. Elle regroupe les habitants du périmètre d'une même localité unis par une solidarité résultant du voisinage, désireux de traiter de leurs propres intérêts et capables de trouver les ressources nécessaires à une action qui leur soit particulière au sein de la communauté nationale et dans le sens des intérêts de la Nation."

Article 88.  "Le Conseil Municipal doit assurer à l'ensemble de la population, sans discrimination, les meilleurs conditions de vie."

Article 96. "Sont nulles de plein droit les délibérations prises en violation d'une loi ou de la réglementation en vigueur;"


Article 97. "Sont annulables les délibérations auxquelles ont pris part des membres du conseil intéressés, soit en leur nom personnel, soit comme mandataires, à l'affaire qui en fait l'objet."

Sunday, August 4, 2013

Saturday, August 3, 2013

PETITION

POUR : LES RESIDENTS, RIVERAINS ET AMIS DE LA RUE ELHAJ MASS DIOKHANE , DAKAR-PLATEAU

CONTRE : LE PROJET DE SITE PROVISOIRE DE RECASEMENT DES MARCHANDS TABLIERS DEGUERPIS SUR LA RUE ELHAJ MASS DIOKHANE

ADRESSEE A :

MONSIEUR KHALIFA SALL  MAIRE DE LA VILLE DE DAKAR, HOTEL DE VILLE

La rue Elhadj Mass Diokhané (ex rue de Denain) fut baptisée le 20 Octobre 1993 par Mr Mamadou Diop, Maire de Dakar, suite à une délibération unanime du Conseil Municipal.
La rue El Hadj Mass Diokhané fait partie du groupe  des rares artères du centre-ville de Dakar à porter le nom d’anciens députés sénégalais, les autres étant, sauf erreur : l’avenue Léopold Senghor, l’avenue Lamine Guéye, la rue Amadou Assane NDoye, la rue Joseph Gomis, la rue Galandou Diouf.
Jadis une rue paisible, propre et bien fréquentée, la rue, ses résidents et riverains sont devenus victimes de nuisances permanentes, de 8 h du matin à 8h du soir, de la part d’individus venus d’ailleurs, s’y adonnant à des activités inimaginables et intolérables dans ce quartier historique : restaurants et cuisines de trottoirs, coiffeurs de trottoirs, vendeurs de fruits, laveurs de voitures, , garages de mécaniciens, cafetiers de rue, et trafiquants de toutes sortes, créant dans le secteur une zone de non-droit à un pas du ministère de l’intérieur !
Le diagnostic de la rue Elhadj Mass Diokhané révèle actuellement les symptômes graves suivants : pollution de l’air, pollution sonore, déchets plastiques, inaccessibilité des trottoirs pour les piétons, surpopulation, etc…
Ce cocktail est très nocifs pour la santé des résidents et riverains, d’autant qu’il y a beaucoup d’enfants et de personnes du troisième âge qui en souffrent quotidiennement, sans compter l’impact négatif sur la productivité des entreprises et services qui y sont légalement installés.
Lorsque la Ville de Dakar prit enfin l’heureuse initiative de désencombrer les artères principales du centre-ville de Dakar, les résidents de la rue Elhadj Mass Diokhané ont applaudi et soutenu cette mesure, et attendaient avec impatience qu’elle s’étende à leur secteur, comme promis.
Grandes furent leur surprise et déception d’être informés par voie d’une banderole, qu’un site provisoire de recasement des marchands tabliers était prévu sur un terrain nu non aménagé de la rue Elhadj Mass Diokhané, rue déjà meurtrie et asphyxiée, mesurant à peine 300 mètres de long, où les piétons se disputent la chaussée avec les voitures, les motos des mécaniciens, les animaux en divagation, et les poussettes.
Certes si des sites de recasement peuvent être nécessaires à l’application de la politique de la Ville de Dakar, ceux qui ont été ouverts sont tous situés sur la grande artère Peytavin /Pompidou.
Il n’existe aucun site de recasement sur une rue adjacente du Plateau, rue, de surcroit, peu étendue, et déjà amputée d’une bonne partie par les services du ministère de l’intérieur, qui en interdisent le passage aux résidents et riverains.
Le choix de recaser les marchands tabliers déguerpis de la zone de Sandaga sur la rue Elhadj Mass Diokhané risque de poser beaucoup plus de problèmes qu’il ne cherche à en résoudre.
C’est pourquoi les résidents, riverains et amis de la rue Elhadj Mass Diokhané gardent espoir que le contexte spécifique et historique de la rue feront que la Ville de Dakar revienne à de meilleurs sentiments, et suspende  son projet pour une enquête publique d’impact préalable suivie d’une concertation avec les habitants directement affectés par le projet.
Et ce sera Justice, et Bonne Gouvernance Locale.
Dakar, le 15 Juillet  2013

Les résidents, riverains et amis de la rue Elhadj Mass Diokhané
Dakar-Plateau