Saturday, August 3, 2013

PETITION

POUR : LES RESIDENTS, RIVERAINS ET AMIS DE LA RUE ELHAJ MASS DIOKHANE , DAKAR-PLATEAU

CONTRE : LE PROJET DE SITE PROVISOIRE DE RECASEMENT DES MARCHANDS TABLIERS DEGUERPIS SUR LA RUE ELHAJ MASS DIOKHANE

ADRESSEE A :

MONSIEUR KHALIFA SALL  MAIRE DE LA VILLE DE DAKAR, HOTEL DE VILLE

La rue Elhadj Mass Diokhané (ex rue de Denain) fut baptisée le 20 Octobre 1993 par Mr Mamadou Diop, Maire de Dakar, suite à une délibération unanime du Conseil Municipal.
La rue El Hadj Mass Diokhané fait partie du groupe  des rares artères du centre-ville de Dakar à porter le nom d’anciens députés sénégalais, les autres étant, sauf erreur : l’avenue Léopold Senghor, l’avenue Lamine Guéye, la rue Amadou Assane NDoye, la rue Joseph Gomis, la rue Galandou Diouf.
Jadis une rue paisible, propre et bien fréquentée, la rue, ses résidents et riverains sont devenus victimes de nuisances permanentes, de 8 h du matin à 8h du soir, de la part d’individus venus d’ailleurs, s’y adonnant à des activités inimaginables et intolérables dans ce quartier historique : restaurants et cuisines de trottoirs, coiffeurs de trottoirs, vendeurs de fruits, laveurs de voitures, , garages de mécaniciens, cafetiers de rue, et trafiquants de toutes sortes, créant dans le secteur une zone de non-droit à un pas du ministère de l’intérieur !
Le diagnostic de la rue Elhadj Mass Diokhané révèle actuellement les symptômes graves suivants : pollution de l’air, pollution sonore, déchets plastiques, inaccessibilité des trottoirs pour les piétons, surpopulation, etc…
Ce cocktail est très nocifs pour la santé des résidents et riverains, d’autant qu’il y a beaucoup d’enfants et de personnes du troisième âge qui en souffrent quotidiennement, sans compter l’impact négatif sur la productivité des entreprises et services qui y sont légalement installés.
Lorsque la Ville de Dakar prit enfin l’heureuse initiative de désencombrer les artères principales du centre-ville de Dakar, les résidents de la rue Elhadj Mass Diokhané ont applaudi et soutenu cette mesure, et attendaient avec impatience qu’elle s’étende à leur secteur, comme promis.
Grandes furent leur surprise et déception d’être informés par voie d’une banderole, qu’un site provisoire de recasement des marchands tabliers était prévu sur un terrain nu non aménagé de la rue Elhadj Mass Diokhané, rue déjà meurtrie et asphyxiée, mesurant à peine 300 mètres de long, où les piétons se disputent la chaussée avec les voitures, les motos des mécaniciens, les animaux en divagation, et les poussettes.
Certes si des sites de recasement peuvent être nécessaires à l’application de la politique de la Ville de Dakar, ceux qui ont été ouverts sont tous situés sur la grande artère Peytavin /Pompidou.
Il n’existe aucun site de recasement sur une rue adjacente du Plateau, rue, de surcroit, peu étendue, et déjà amputée d’une bonne partie par les services du ministère de l’intérieur, qui en interdisent le passage aux résidents et riverains.
Le choix de recaser les marchands tabliers déguerpis de la zone de Sandaga sur la rue Elhadj Mass Diokhané risque de poser beaucoup plus de problèmes qu’il ne cherche à en résoudre.
C’est pourquoi les résidents, riverains et amis de la rue Elhadj Mass Diokhané gardent espoir que le contexte spécifique et historique de la rue feront que la Ville de Dakar revienne à de meilleurs sentiments, et suspende  son projet pour une enquête publique d’impact préalable suivie d’une concertation avec les habitants directement affectés par le projet.
Et ce sera Justice, et Bonne Gouvernance Locale.
Dakar, le 15 Juillet  2013

Les résidents, riverains et amis de la rue Elhadj Mass Diokhané
Dakar-Plateau