Monday, December 5, 2016

OUSMANE SOW, LE SPHINX DE DAKAR




  En 1993 Ousmane déclina l’invitation à exposer ses œuvres au Pavillon Africain de la 45e édition de la prestigieuse Biennale de Venise. Il avait estimé que l’espace réduit du Pavillon Africa ne pouvait faire justice á un déploiement optimal de ses œuvres monumentales.

  Ousmane suggéra aux organisateurs, qui suivirent son conseil, de porter leur choix sur le sculpteur Moustapha Dimé et le peintre Mor Faye. Thomas Mc Evilley a immortalisé cette expérience dans son ouvrage “Fusion: West African Artists at the Venice Biennale.”

  Deux ans plus tard, c’est le prestigieux Palazzo Grassi qui ouvrait ses portes aux oeuvres d’Ousmane Sow, durant la 46e Biennale de Venise de 1995. Les Géants d’Ousmane pouvaient enfin s’exprimer dans un cadre digne de leurs statures.

  Un bref rappel plein de leçons et messages que Maitre Ousmane Sow nous offre, ayant pour titres  Altruisme, Ethique, Patience, Dignité.

  Vingt ans plus tard, j’’interpelle Ousmane, qui marchait sur la rue Mass Diokhané, á Dakar-Plateau. Il semblait ému. Presque en larmes, car, me dit-il, l’école primaire de son enfance, l’Ecole Faidherbe, sise á Dakar-Plateau, venait d’être détruite par des bulldozers.

  Je lui soumettais la pétition des habitants de Dakar-Plateau adressée au Maire de Dakar, contre l'installation anarchique de tabliers et marchands ambulants sur un terrain nu de Dakar-Plateau. Ousmane signa la pétition, en disant: 
  “Le Maire est un ami, mais je signerai la pétition”

  Ce sont d’autres leçons et messages d’Emotion, de Modestie, de Conviction, de Fidélité, de Courage,et, surtout, de Liberté, que nous offrira encore le Sphinx de Dakar. 

Merci Maître!


Me Bara Diokhané