Wednesday, August 28, 2013

Les échos de notre combat citoyen. Bara Diokhané

Le sens de notre mobilisation citoyenne pour la sauvegarde du cachet historique et moderne de Dakar-Plateau, et contre le projet incongru de la Ville de Dakar d y'installer les marchands déguerpis de la zone  commerciale du marché Sandaga dans la zone essentiellement résidentielle de la rue Mass Diokhané, n'échappe pas aux média. Mieux, ceux ci étendent leurs investigations sur les plaies béantes infligées à notre beau quartier depuis plus de dix années, qui l'ont rendu méconnaissable et inhospitalier, voire dangereux.

Ainsi en moins d'une semaine deux articles du journal l'Enquête se sont intéressés à la pétition des riverains de la rue Mass Diokhané, qui a mobilisé plus de 500 personnes, et pas des moindres. Les signatures d'honorables personnalités de toutes catégories sociales et de tous ages et genres affluent, malgré le dépôt officiel de notre pétition  effectué par nos soins le 8 juillet, à l'Hotel de Ville, et restée à ce jour sans réponse de la mairie.

Pourtant des travaux d'aménagement et des mouvements de personnes n'habitant pas le quartier ont été observés sur le site litigieux après le dépôt, comme si la requête des habitants de la Commune de Dakar-Plateau avait été jetée à la poubelle, confirmant ainsi le mépris inexplicable dont font l'objet la Commune du Plateau et ses habitants de la part de leurs élus qui ne les croient pas dignes d'espaces verts et d'aires de jeux pour les jeunes, encore moins de concertation.

La boulimie foncière qui a hypothéqué le pays durant ces années n'y est certainement pas étrangère, raison pour laquelle les habitants assistent avec écœurement et résignation à la destruction et à l'abandon de bâtiments au cachet historique incontestable, tels l'ancien Palais de Justice, le building administratif, l'immeuble Briére de L'Isle, trois œuvres magistrales du grand architecte Le Corbusier, la gare ferroviaire, le marché Sandaga, le Service d'Hygiéne etc. Tout cela bien entendu sans jamais impliquer les riverains et habitants de la Commune, dont ils sont chargés du bien être:

Pourtant les habitants signataires de la pétition ont des arguments solides à faire valoir, tous basés sur la loi et les usages.

Au moment historique où l'’ère du temps est à  la bonne gouvernance, et que la rupture avec des pratiques surannées est clamée et exigée par le peuple souverain et par le nouveau Président de la République, il est curieux de voir une administration municipale agir avec tant de désinvolture vis à vis des citoyens et la loi.

Il serait temps que l'autorité municipale opérât un changement de paradigme, en acceptant que les citoyens qu'elle désigne comme ses "administrés" sont en réalité ses mandants.

Pour notre part, nous comptons nous défendre avec les moyens du bord qu'offrent, dans une démocratie en construction, la Constitution et la loi, car, contrairement à la fameuse pile, un droit s'use si l'on ne s'en sert pas.

Fort heureusement, d' éminents juristes, parmi lesquels deux anciens bâtonniers de l'Ordre des Avocat du Sénégal, et un député de la présente législature ont signé notre pétition, et sont prêts à porter l'affaire devant la Justice pour excès de pouvoir, si nécessaire. Mieux, l'un d'eux consulté, a estimé qu'en l’espèce, la Ville de Dakar est en voie de commettre l'infraction de voie de fait, consistant pour une autorité administrative à porter atteinte aux droits des citoyens en violation des lois et règlements.

Nous osons croire que le droit et la raison triompheront en notre faveur, car notre combat n'est que l'expression d'une démocratie vivante, où des citoyens exigent le respect républicain qui leur est dù, et font pacifiquement entendre leur voix pour le respect des lois et règlements, et pour l'harmonie sociale et urbaine.

Renaissance Dakar-Plateau

Thursday, August 8, 2013

Code Sénégalais des Collectivités Locales

EXTRAITS DU CODE SENEGALAIS DES COLLECTIVITES LOCALES

Article 77. " La commune est une collectivité locale personne morale de droit public. Elle regroupe les habitants du périmètre d'une même localité unis par une solidarité résultant du voisinage, désireux de traiter de leurs propres intérêts et capables de trouver les ressources nécessaires à une action qui leur soit particulière au sein de la communauté nationale et dans le sens des intérêts de la Nation."

Article 88.  "Le Conseil Municipal doit assurer à l'ensemble de la population, sans discrimination, les meilleurs conditions de vie."

Article 96. "Sont nulles de plein droit les délibérations prises en violation d'une loi ou de la réglementation en vigueur;"


Article 97. "Sont annulables les délibérations auxquelles ont pris part des membres du conseil intéressés, soit en leur nom personnel, soit comme mandataires, à l'affaire qui en fait l'objet."

Sunday, August 4, 2013

Saturday, August 3, 2013

PETITION

POUR : LES RESIDENTS, RIVERAINS ET AMIS DE LA RUE ELHAJ MASS DIOKHANE , DAKAR-PLATEAU

CONTRE : LE PROJET DE SITE PROVISOIRE DE RECASEMENT DES MARCHANDS TABLIERS DEGUERPIS SUR LA RUE ELHAJ MASS DIOKHANE

ADRESSEE A :

MONSIEUR KHALIFA SALL  MAIRE DE LA VILLE DE DAKAR, HOTEL DE VILLE

La rue Elhadj Mass Diokhané (ex rue de Denain) fut baptisée le 20 Octobre 1993 par Mr Mamadou Diop, Maire de Dakar, suite à une délibération unanime du Conseil Municipal.
La rue El Hadj Mass Diokhané fait partie du groupe  des rares artères du centre-ville de Dakar à porter le nom d’anciens députés sénégalais, les autres étant, sauf erreur : l’avenue Léopold Senghor, l’avenue Lamine Guéye, la rue Amadou Assane NDoye, la rue Joseph Gomis, la rue Galandou Diouf.
Jadis une rue paisible, propre et bien fréquentée, la rue, ses résidents et riverains sont devenus victimes de nuisances permanentes, de 8 h du matin à 8h du soir, de la part d’individus venus d’ailleurs, s’y adonnant à des activités inimaginables et intolérables dans ce quartier historique : restaurants et cuisines de trottoirs, coiffeurs de trottoirs, vendeurs de fruits, laveurs de voitures, , garages de mécaniciens, cafetiers de rue, et trafiquants de toutes sortes, créant dans le secteur une zone de non-droit à un pas du ministère de l’intérieur !
Le diagnostic de la rue Elhadj Mass Diokhané révèle actuellement les symptômes graves suivants : pollution de l’air, pollution sonore, déchets plastiques, inaccessibilité des trottoirs pour les piétons, surpopulation, etc…
Ce cocktail est très nocifs pour la santé des résidents et riverains, d’autant qu’il y a beaucoup d’enfants et de personnes du troisième âge qui en souffrent quotidiennement, sans compter l’impact négatif sur la productivité des entreprises et services qui y sont légalement installés.
Lorsque la Ville de Dakar prit enfin l’heureuse initiative de désencombrer les artères principales du centre-ville de Dakar, les résidents de la rue Elhadj Mass Diokhané ont applaudi et soutenu cette mesure, et attendaient avec impatience qu’elle s’étende à leur secteur, comme promis.
Grandes furent leur surprise et déception d’être informés par voie d’une banderole, qu’un site provisoire de recasement des marchands tabliers était prévu sur un terrain nu non aménagé de la rue Elhadj Mass Diokhané, rue déjà meurtrie et asphyxiée, mesurant à peine 300 mètres de long, où les piétons se disputent la chaussée avec les voitures, les motos des mécaniciens, les animaux en divagation, et les poussettes.
Certes si des sites de recasement peuvent être nécessaires à l’application de la politique de la Ville de Dakar, ceux qui ont été ouverts sont tous situés sur la grande artère Peytavin /Pompidou.
Il n’existe aucun site de recasement sur une rue adjacente du Plateau, rue, de surcroit, peu étendue, et déjà amputée d’une bonne partie par les services du ministère de l’intérieur, qui en interdisent le passage aux résidents et riverains.
Le choix de recaser les marchands tabliers déguerpis de la zone de Sandaga sur la rue Elhadj Mass Diokhané risque de poser beaucoup plus de problèmes qu’il ne cherche à en résoudre.
C’est pourquoi les résidents, riverains et amis de la rue Elhadj Mass Diokhané gardent espoir que le contexte spécifique et historique de la rue feront que la Ville de Dakar revienne à de meilleurs sentiments, et suspende  son projet pour une enquête publique d’impact préalable suivie d’une concertation avec les habitants directement affectés par le projet.
Et ce sera Justice, et Bonne Gouvernance Locale.
Dakar, le 15 Juillet  2013

Les résidents, riverains et amis de la rue Elhadj Mass Diokhané
Dakar-Plateau