Thursday, November 28, 2013

Le Retour des Déguerpis

LE RETOUR DES DEGUERPIS

Après quelques semaines de répit, la Ville de Dakar revient compromettre le bien-être des habitants de la commune de Dakar-Plateau, avec son projet débile,  de recaser "provisoirement" les marchands déguerpis des grandes artères sur la minuscule rue résidentielle dite Mass Diokhané, ceci en violation des règles élémentaires de bonne gouvernance, qui exigent: l'information, la concertation, et la transparence. Et en violation des dispositions légales qui régissent la question de l'installation d'établissements classés, donc des marchés, à côté d'habitations.
La Ville de Dakar semble ignorer qu'au Sénégal; il y a pour tous les citoyens un droit à un environnement sain consacré et garanti par la Constitution.

En effet, ce jour, des dizaines de marchands déguerpis des artères principales du centre ville  se sont présentés sur le site litigieux, sous la protection de forces de l'ordre , pour une opération d'identification  des heureux bénéficiaires, qui rappelons le, n'acquitteront aucun loyer sur ce terrain nu, non aménagé, qui vaut au bas mot 1 milliard de francs cfa.

Les images qui suivent sont édifiantes, et écoeurantes.

Que nous reste t-il à faire, sinon examiner la situation avec calme, et étudier les voies et moyens de défendre légalement et pacifiquement, le cadre de vie des habitants de la commune de Dakar?

La Ville de Dakar, qui fait la sourde oreille à la pétition de centaines de citoyens, et aux différentes interpellations des média, semble ignorer que son attitude s'analyse en droit à une voie de fait.

Selon Wikipedia, 'la voie de fait est une illégalité manifeste de l'administration commise dans l'accomplissement d'une opération matérielle d'exécution. L'administration porte alors atteinte, de façon grave, au droit de propriété ou à une liberté fondamentale, soit en prenant une décision insusceptible de se rattacher à ses attributions, soit en procédant à l'exécution forcée injustifiée d'une décision, même légale."

Nous sommes en consultation avec des avocats riverains, et non des moindres, qui se sont portés volontaires pour défendre la primauté du Droit, et  attraire la Ville de Dakar et son représentant Khalifa Sall devant le juge administratif ou pénal pour voie de fait, pour le moins.

 Affaire à suivre...To be continued..



Thursday, November 7, 2013

Le Futur de Sandaga selon Mambéti.


Djibril Mambéti Diop (1945-1998)




SANDAGA, GRAND CENTRE CULTUREL AFRICAIN


ARGUMENTAIRE

L'ouverture du Sénégal sur le monde constitue une donnée naturelle, découlant tant de son histoire que de la position géographique de Dakar, ville océane et de confluences. Ce qui dicte à celle-ci une vocation prestigieuse: ville carrefour, de brassages culturels et civilisationnels multiples et pluriséculaires. Une vocation à mieux assumer, en confortant la capitale sénégalaise dans son statut de ville-phare qui balise la voie vers la Civilisation de l'Universel, incarnation vivante du rêve du poète.

Une ambition de cette envergure, pour être réalisée, mérite d'être partagée par des hommes et des femmes de foi et de conviction, à la proue du combat et du mouvement des peuples résolument engagés dans la gigantesque entreprise de réhabilitation, de préservation et de valorisation de notre immense patrimoine culturel et artistique.

La Fondation, en gestation, des Amis de la Maison de l'Afrique, inscrit sa démarche dans cette vision généreuse et porteur d'avenir.


LA MAISON DE L'AFRIQUE: GENÈSE ET JUSTIFICATION

Au cours d'une audience tenue récemment, son Excellence Abdou Diouf, ¨Président de la République a accueilli, avec un enthousiasme marqué, cette haute idée qui lui a été soumise par le cinéaste Djibril Mambéti Diop.

L'implantation d'une Maison de l'AfrIque, au cœur de la capitale, participe de l'ordre des urgences les plus pressantes. La fondation d'utilité publique est, à nos yeux, l'instrument le plus approprié pour ce faire. Celle ci comprend des intellectuels mus par la volonté de contribuer à porter aux cîmes le rayonnement et l'image du Sénégal.

Assurément, les infrastructures de l'actuel marché Sandaga offrent le cadre idéal pour abriter cette Maison de l'Afrique qui sera un centre culturel africain d'un type nouveau, ayant vocation à être un centre d'échanges et un espace d'épanouissement de la créativité féconde de notre jeunesse.

L'Afrique y dialoguera avec elle-même, avec sa diaspora et avec le reste du monde.

Après adaptation, Sandaga, entouré de rues piétonnes et arborant fièrement les lignes si symboliques et si caractéristiques de l'architecture soudano-sahélienne, deviendra un des hauts lieux de rendez vous du donner et du recevoir; pour faire germer, éclore et fleurir des œuvres majeures de beauté.

Ainsi, Sandaga, qui prendra rang- l'UNESCO y consentira à coup sùr- dans le précieux patrimoine de l'humanité, cessera d'être une source de nuisance pour son environnement, la fonction de marché jusqu'ici y logée devant et pouvant être transférée dans les locaux de Petersen.

Naturellement, l'Etat et la Commune de Dakar seront les partenaires privilégiés de la Fondation dans la mise en oeuvre d'un projet de cette envergure.

En parfait accord avec eux, la Fondation définira tous les contours du projet, articulés à l'objet culturel précité.

Dans ce cadre, toutes les dimensions et contraintes institutionnelles, techniques, financières, sociales, politiques et autres seront cernées correctement, sous la conduite et la supervision du maître d'oeuvre que demeure la Fondation, tout au long du processus.

En tout état de cause, les bonnes dispositions et la disponibilité déjà manifestées tant par le Chef de l'Etat, le Maire de Dakar Mamadou Diop, que par de nombreuses personnes de bonne volonté, constituent des gages de succès certains.

Pour Les Amis de la Maison de l'Afrique,
Le Chargé de Mission
Djibril Mambéti Diop


http://www.senegaltribune.com/articles/3188/1/Mots-croises-avec-Ben-Diogaye-Beye-cineaste-realisateur--Dakar-est-a-nous-cest-une-valeur-commune/Page1.html